Restrictions alimentaires : pourquoi ce n’est pas la solution ?

Cet article a pour objectif de représenter un contenu de référence, auquel je relierai d’autres thématiques.
J’aimerais t’y expliquer ce que sont véritablement les « restrictions », ce que ce mot recouvre, quelles formes cela peut prendre, quelles conséquences cela peut avoir, pourquoi et comment on peut s’en sortir, etc.


Si tu ne me connais pas encore, sache que j’ai vécu plus de trois ans de troubles du comportement alimentaire : de la boulimie à la boulimie vomitive, en passant par l’hyperphagie, je me considère guérie depuis 2018 et te partage mon aventure vers l’amour et l’acceptation de soi.
Vers une relation saine, libre et sereine avec l’alimentation.
Je parle de tous ces sujets sur ma chaîne Youtube, que je t’invite à aller découvrir si ces sujets t’intéressent.

Les visages de la restriction alimentaire

La restriction alimentaire n’a pas qu’un seul visage, elle ne prend pas une seule et unique forme.
Elle peut se caractériser de multiples manières :

il existe probablement autant de « types » de restrictions que de personnes qui se restreignent.



La première, la plus évidente, est le fait de se priver d’alimentation au niveau physique, manger beaucoup moins d’aliments que ce dont notre corps a besoin.


Ce type de restriction physique met notre corps en situation d’insuffisance, de famine, et peut entraîner des craquages alimentaires.

Généralement, elle d’accompagne d’obsessions alimentaires, d’une perte de poids malsaine, d’un effet « yoyo » important avec une reprise de poids importante par la suite.


La restriction physique est aussi à l’origine de carences, d’une insuffisance pondérale qui peut avoir de graves conséquences physiques et mentales.

Ce type de restriction est probablement le plus fréquent, et assurément celui celle que l’on associe le plus spontanément à l’idée de troubles du comportement alimentaire.
Il correspond à une situation d’ « anorexie ».

Les raisons pouvant être invoquées pour se restreindre sont multiples, mais à mon sens, elles ne sont jamais valables.
De plus, la perte de poids est souvent menée de manière inappropriée, et s’accompagne de soucis de santé qui vont à l’encontre de l’objectif à long terme, qui est généralement de se sentir « mieux dans son corps ».
D’autant plus que la perte de poids massive est généralement suivie d’un effet rebond très conséquent.
Se restreindre physiquement n’est jamais une solution.

Manger en suffisance est essentiel au quotidien, pour se respecter et vivre sereinement, tant sur le plan physique que mental.



Le second type de restriction que l’on peut rencontrer est la restriction cognitive.
Ce type de restriction peut s’exprimer de deux manières différentes.

  • La restriction qualitative :  Je mange en quantité et en qualité suffisantes, mais j’exclus totalement certains aliments ou types d’aliments.
    Exemple : « Je n’ai pas le droit de manger de chocolat, de gluten, de céréales blanches, de viande rouge… »

  • La restriction quantitative :
    Le fait de ne s’autoriser certains aliments que dans le cadre d’une quantité limitée.
    Exemple : « J’ai le droit mais pas trop, j’ai le droit à deux carrés de chocolat maximum par jour.»

  • La restriction horaire :
    Le fait de ne s’autoriser certains aliments qu’à certaines heures de la journée, ou de s’interdire une prise alimentaire hors des horaires de repas.
    Exemples :
    « J’ai le droit de manger de la viande à midi, mais surtout pas le soir. »
    « J’ai faim, mais il est seulement 11h, je dois attendre qu’il soit midi pour manger. »


Ces trois types de restrictions peuvent, eux aussi, entraîner des craquages alimentaires.


Dernière forme de restriction alimentaire, auquel on ne pense pas forcément toujours : la culpabilité.

Très souvent, on va manger, et pendant que l’on mange, se culpabiliser.

« Je ne devrais pas faire ceci, je vais devoir faire du sport, je vais devoir compenser, je vais devoir faire ceci, faire cela, pour éliminer ce que je suis en train de manger ».

Oui, ce type de pensée aussi est une forme de restriction.

Cela signifie que la restriction n’a pas de visage, elle n’est pas facilement reconnaissable, identifiable au premier regard.

Une personne peut être en train de manger une pizza ou une glace, tout en culpabilisant à l’intérieur de sa tête.
Très souvent, la restriction alimentaire a lieu sur le plan psychique.



On ne peut donc pas juger l’assiette de quelqu’un, dire si cette personne est dans la restriction uniquement à partir de ce qu’elle mange.

Quelqu’un peut manger une salade tous les jours en se faisant plaisir, en l’appréciant, en n’ayant aucune pensée restrictive …tout comme quelqu’un d’autre peut manger des pizzas, des burgers, des glaces, des cookies, tous les jours, en ayant au fond de soi des pensées très restrictives, des pensées de culpabilité.



La petite voix off restrictive dans ton cerveau peut dire :

« Je n’aurais pas dû. »
« Je ne devrais pas. »
« Je vais encore grossir, et c’est de ma faute, car je ne suis pas assez motivé.e. »
« Je suis trop faible face à l’alimentation. »

Tout ceci représente un bel assortiment de pensées restrictives.

Dès l’instant où tu juges sévèrement ta propre alimentation sur le plan de la minceur, de la santé… tu es dans une forme de restriction.

Tous ces types de restrictions, même s’ils ne sont pas physiques, même s’ils ne s’accompagnent pas de « maigreur », peuvent entraîner des craquages, des compulsions alimentaires chez certaines personnes.

Cela s’explique par le fait que notre cerveau a tendance à être obsédé par ce qui lui est interdit.
Sur le plan alimentaire, cela se traduit par des obsessions : « Je ne mange pas de chocolat, je n’en ai pas dans mes placards, pourtant j’y pense toute la journée. »


Ces obsessions alimentaires aboutissent très souvent à des craquages alimentaires.

Plus tu te restreins, plus tu as de chances de devenir obsédé.e par l’alimentation.
C’est comme un enfant à qui l’on interdit d’aller regarder ceci, ou de toucher à cela.
Il n’aura qu’une envie : poser ses yeux sur ceci, et ses mains sur cela.


Si ton cerveau ou ton corps se sent restreint, de quelconque manière, il va passer en mode « famine »  et chercher à tout prix à ingérer le plus de calories en le moins de temps possible.

C’est ce que l’on appelle une compulsion alimentaire.

C’est à cause de ce schéma que tu répètes depuis toujours, parce que tu as envie de perdre du poids, parce que tu as envie de prendre soin de ta santé, parce que tu as envie de changer ton corps, que tu expérimentes des troubles du comportement alimentaire.



La plupart du temps, il finit par y avoir des craquage, mais je tiens à souligner qu’il peut exister des exceptions : des personnes qui vont rester toute leur vie dans la restriction alimentaire, et chez qui il n’y aura pas de compulsions.

On rencontre parfois ce type de profil sur les réseaux sociaux.

Ne juge pas ces personnes : la restriction est leur moyen de fonctionner, et c’est ok, ce n’est pas ton problème.


Mais si toi, aujourd’hui, tu vis des compulsions à chaque fois que tu as des restrictions alimentaires, sache que c’est un phénomène absolument normal et naturel.
Comprendre ce mécanisme est le premier pas pour s’en sortir.


Une fois que tu en as pris conscience, tu peux sortir des restrictions, lâcher prise, et finalement réussir à t’autoriser à manger inconditionnellement.
Bien sûr, cela se fait progressivement.


Dans un premier temps, tu vas simplement observer tes pensées et tes mécanismes restrictifs, les cerner, apprendre à les connaître et à les reconnaître.


Ensuite, tu pourras atténuer le sentiment de pénurie et de rareté, en réintroduisant certains aliments dans tes placards, lorsque tu te sens prêt.e.


Tu pourras examiner dans quelle mesure la grossophobie, la culture du régime qu’il y a dans notre société s’est nichée dans ta vie, dans quelle mesure tu l’as intériorisée.


A force d’introspection et de patience, tu vas pouvoir dézinguer petit à petit la restriction dans ton quotidien.

Te reconnecter à tes vraies sensations, tes envies, sans te juger ou te blâmer.

La restriction, c’est avant tout cette petite voix qui te juge qui te blâme, qui punit, qui te dit :
« Tu as le droit à ceci aujourd’hui parce que demain, c’est bon, tu retournes à ta diète. »



Les étapes clés pour s’en sortir

  1. La prise de conscience
  2. Créer un état d’esprit d’abondance et d’autorisation inconditionnelle de manger ce que tu veux, quand tu le veux

Je t’invite à faire la démarche de noter, d’examiner attentivement en t’aidant de l’écrit, si oui ou non, aujourd’hui, il y a encore des restrictions dans son alimentation.
Dans ta manière de te percevoir lorsque tu manges.



Analyse-toi, observe-toi, sans jugement, en toute bienveillance.

Le jour où tu arriveras à sortir de ces schémas sera aussi celui où tu pourras faire la paix avec l’alimentation.


Pour cela je t’invite à découvrir mon ebook offert : six étapes pour manger de manière libre et sereine.

J’ai également créé un ebook payant dans lequel je partage toute mon aventure, pour véritablement faire la paix avec mon alimentation et stopper les compulsions.

Ces contenus sont conçus pour t’aider à te reconnecter à tes sensations, à avoir un état d’esprit libre et serein avec l’alimentation.


J’espère que cet article t’aura aidé.e à mieux comprendre la restriction.


Prends soin de toi,

A la prochaine !

Myriam

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